
La transformée de Fourier est basée sur une idée de base proposée en 1822 par le mathématicien Joseph Fourier dans sa « Théorie de la chaleur ». Un signal périodique (c’est-à-dire qui se reproduit à l’identique après une période T – ce qu’on peut supposer pour tout signal fini qu’on examine en prenant T suffisamment grand) peut se ramener à la superposition de signaux de types cosinus ou sinus, comme illustré dans le graphique ci-dessus.
Supposons que f(x) soit une fonction périodique qui prend uniquement deux valeurs : elle vaut -1 lorsque x est compris entre -∞ et 0 et 1 lorsque x est compris entre 0 et ∞.
Cette fonction qui représente un saut de 0 à 1 paraît a priori fort éloignée d’une fonction sinusoîdale qui fluctue au cours du temps. Pourtant, on peut montrer, en utilisant le symbole Σ pour représenter une somme infinie de termes (en fait à proprement parler une limite appelée une série), que f(x) – restreint sur un domaine fini – peut s’éxprimer sous la forme d’une telle somme pondérée de fonctions sinusoïdales.
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Le graphique représente ce que donne l’approximation de f(x) par le premier, les deux premiers puis les dix premiers termes de la série. La qualité de l’approximation s’amèliore au fur et à mesure que l’on ajoute des termes.