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L’audition

Oreille

L’examen attentif des modes de fonctionnement des différents sens permet de mettre en évidence ce qu’ils ont en commun et de fonder des rapprochements entre les perceptions correspondantes.

Oreille et ondes sonores

L’oreille humaine peut percevoir environ 10 à 11 octaves différentes (environ de 20 Hz à 20 000 Hz). D’une octave à l’autre, les fréquences des sons sont multipliées par deux.

L’oreille est sensible aux différentes fréquences des ondes sonores.

Fonctionnement de l’oreille

Dans l’oreille moyenne, les osselets (marteau, enclume et étrier) transmettent les vibrations de l’air et le dernier des 3 osselets – l’étrier –  frappe une membrane derrière laquelle se trouve la cochlée, organe qui a la forme d’un tube enroulé et qui est tapissé de cellules sensorielles disposées le long d’une membrane. L’ensemble de cette membrane et de ces cellules constitue l’organe de Corti. L’organe de Corti effectue ensuite une analyse en fréquences des ondes sonores en se basant sur le principe de résonance. Plus précisément, des cellules externes amplifient les vibrations détectées, d’autres internes (les cellules ciliées) avec leurs stéréocils réagissent en résonance, avec des sensibilités différentes, aux différentes longueurs d’onde en fonction de leur position dans le canal, les fréquences hautes stimulant la base et les fréquences basses le sommet du canal, un peu comme les réponses des cônes aux ondes lumineuses. Les cellules cillées sont reliées à des vibres nerveuses et le message mécanique est ainsi transmis en potentiel d’action nerveux.  Remarquons que les sons perçus sont aussi des reconstructions mentales provoquées par la combinaison des fréquences sonores détectées.

Traitement de l’information sonore

Il paraît y avoir différents niveaux de traitement de l’information musicale.

  • Un premier niveau perceptif, situé au niveau du cortex auditif, rend sensible aux ondes sonores dont les vibrations en fait stimulent aussi le reste du corps : récepteurs tactiles de la peau, récepteurs internes des viscères. Il s’agit ici de l’expérience sonore brute.
  • Le deuxième niveau, qui implique l’hippocampe, serait responsable du frisson musical. Il s’agirait d’une mise en rapport d’une expérience sonore avec d’autre réminiscences, des traces de mélodies similaires, des moments musicaux – quelquefois de l’enfance- associés à des émotions.
  • Le troisième niveau est le fruit d’un apprentissage, il est le produit d’un décryptage de la musique, d’une compréhension qui requièrent une éducation ; c’est le plaisir du mélomane.